ROBERT GROBORNE, Sculptures, Reliefs et œuvres sur papiers.

Exposition du samedi 6 février au lundi 28 mars 2016.

Sculpture, bronze n° 2006 C, 32,5 x 32,5 x 3,5 cm,

photo Whala Oh,galerie Alain Margaron

Robert Groborne, est né en 1939 à Alger qu'il a dû quitter pour venir en France à l'âge de 19 ans. Après quelques années de formation dans une école professionnelle de dessin, il commence à peindre à la fin des années 60.

 

Artiste discret, solitaire, à l'affût de nouvelles expériences, il s'affranchit très tôt des catégories reconnues. Peinture, relief, dessin, gravure, sculpture, collage, photographie, autant de techniques qu'il maîtrise et avec lesquelles il joue avec subtilité.

A la fin des années 80, il réalise des dessins à l'ordinateur. A partir de la fin des années 90, il produit des séries de bronzes, pratiquement tous tirés en un seul exemplaire. Leur taille est relativement réduite. Les patines, longuement travaillées,  rappellent les textures de ses peintures ou de ses collages.

 

Un point commun à tous ces travaux : l’absence de personnages. Quelques figures simples, sobres - rectangle, triangle, demi-cercle, pyramide - constituent ses formes de prédilection. Peu de place pour la couleur, mais d'infinies nuances du blanc au noir. "Je crois que le noir et blanc est l’essence de la gravure. La couleur dans la gravure est pour moi souvent anecdotique. Mes peintures sont monochromes. J’en travaille la matière, l’épaisseur, le relief. Quant à mes sculptures, elles sont souvent bifaces et, par là, proches de mes gravures."

Robert Groborne travaille par séries, mais il peut aussi décliner une œuvre avec différentes techniques. Ainsi une série de collages de 2009 a été photographiée, les clichés ont été retravaillés à l'ordinateur et ont produit seize variations.

Il vit et travaille à Paris.

Relief, III.2011, 78 x 68 cm, photo Whala Oh, galerie Alain Margaron’

Sculpture, 22.IV.2015, Prototype n° 11215 B, 26,5 x 31 x 3 cm,  photo Whala Oh

Entre la tentation de la perfection géométrique (une perfection arrachée au temps, qui pourrait donc lui échapper) et l'attention portée à toutes les formes d'usure (qui replacent chaque objet, chaque réalisation dans la poussée continue du temps), Robert Groborne a fait du temps et de la durée ses matériaux premiers: il les a travaillés subtilement, de nombreuses façons, et il oblige du même coup le regardeur à en faire autant. Il l'oblige à travailler à son tour, pour mieux entrer dans le jeu des ressemblances, des différences, dans la subtilité des métaphores et des chemins de traverse esquissés.

 

                                  Isabelle Monod-Fontaine,

Robert Groborne, voyageur immobile.

Editions Alain Margaron

 

Sculpture, 14 novembre 2011, bronze n° 32111, 42 x 28,7 x 18,3 cm,

photo Whala Oh, galerie Alain Margaron

Robert Groborne construit des arches, des cénotaphes, ses collines grises abritent des chambres, des tumulus et des grimoires…  
Le jour de ses arches décrit une aiguille calcaire, et l’ombre de ce jour : un silex taillé.
Dans la matière monochrome, leur empreinte découpe l’absence.

 

Jean-Pascal Léger, extrait du catalogue de l'exposition.

                                                                                                          

Robert Groborne, œuvres exposées au Centre d'Arts Plastiques de Royan exposition " Lucien Hervé, Anna Mark, Robert Groborne" février 2016
Photos : Marie-Claude Bénaouda

Bibliographie sommaire

 

Groborne, Projets pour une sculpture,  textes de Georges Raillard et Claire Stoullig, Musée des  Beaux-arts,

Rennes, 1982

Robert Groborne 1981-1991, textes de Géva Caban, George Collins, Olivier Kaeppelin, 

Centre d’art contemporain, CREDAC, Ivry, 1992

Groborne, texte de George Collins, Ecole régionale des Beaux-arts, Le Mans, 1993

Groborne, textes d’Olivier Kaeppelin et Catherine Strasser, Maison des arts Georges Pompidou, Cajarc, 1995

Robert Groborne graveur, textes de Céline Chicha et Isabelle Monod-Fontaine, Cahiers d’une exposition 47,

Bibliothèque Nationale de France, Paris, 2004

Robert Groborne voyageur immobile, texte d’Isabelle Monod-Fontaine, Galerie Alain Margaron, Paris, 2010

ACCUEIL

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Espace d’art contemporain des Voûtes du Port, 19, quai Amiral Meyer, 17200 Royan

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