REVUE DE PRESSE

Dimanche 4 août 2019

De la couleur

en dix exemplaires

ROYAN L' exposition "La Couleur" au Centre d'arts plastiques réunit, jusqu'au 29 septembre, dix artistes contemporains. Un tour de force réalisé par le directeur Jean-Pascal Léger.

Stéphane Durand

s.durand@sudouest.fr

Une superposition de couleurs et d'artistes contemporains. C'est ce que propose le Centre d'arts platiques de Royan, sous les voûtes du port pendant tout l'été. Le directeur du CAP Jean-Pascal Léger n' a pas vraiment choisi la facilité pour cette exposition estivale. Sans recourir à l'alternance entre le noir et les couleurs, il a élaboré un aménagement collectif uniquement coloré, exception faite du sombre triptyque du peintre Pascal Ravel, avec des petits et grands formats.

Las artistes exposés sont Albert Ràfols-Casamada, Pierre Tal Coat, Hanns Schimansky, Anna Mark, Michel Coutureau, Thomas Müller, Paul Pagk, Pascal Ravel, Joël Denot, et Jan Voss. Les œuvres   sur papier si particulières de ce dernier y côtoient la peinture, le dessin et la photo des autres invités de marque.

Pour le directeur de l'exposition, cette foisonnance d'œuvres a représenté un véritable challenge dans l'accrochage et le positionnement de chaque artiste. "C'est intuitif. J'ai fait mes premiers choix d'œuvres

chez certains artistes et j'ai poursuivi en fonction de ceux-ci" confie-t-il. Parce que la couleur, chez un artiste, n'est jamais la même. "Il est vrai que cette juxtaposition n'a pas été évidente à trouver. La couleur se définit mieux lorsqu'elle s'oppose à une autre. Les confrontations d'œuvres dans l'espace d'un accrochage poseront des questions à la peinture, au dessin, à la photographie."

Le public répond présent

Le public, en tout cas, adhère, puisque le nombre d'entrées au CAP ne cesse d'augmenter. Cette exposition, c'est un feu d'artifice des débuts de l'ère Léger qui a pris la direction en 2015. Certains artistes ont en effet déjà été exposés sous les voûtes du port comme Pierre Tal Coat, Jan Voss ou Anna Mark. "C'est bien. Il y a une familiarisation qui se crée avec les visiteurs. Les gens arrivent à reconnaître tel ou tel artiste selon

l'œuvre. Il y a tout de même, lors de cette exposition, cinq nouveaux venus", précise Jean-Pascal Léger.

Dont le régional de l'étape, Michel Coutureau, qui habite près de Poitiers. "Il fait des choses incroyables avec son appareil photo. Il est venu au CAP sur des expos et m'a montré son travail. Lorsque j'ai eu l'idée de cette exposition sur la couleur, j'ai tout de suite pensé à lui." Les photographes exposés réalisent un travail très proche de celui de la peinture. Il faut avoir l'œil avisé pour parfois distinguer les deux.

Le photographe Joël Denot, lui, a créé sa propre couleur. "Ils se saisissent des moyens et de l'image phtographiques pour composer une abstraction qui rivalise toujours avec la peinture par la couleur et par la géométrie ou par le support qui fixe la lumière", souligne le directeur du Centre d'arts plastiques..

On pourrait aussi disserter sur les dessins de Thomas Müller, les pastels sur papier et la grande toile "the Duke" de Paul Pagk ou les polyptyques de Pascal Ravel. Le mieux est sans doute d'aller les voir pour se faire sa propre idée.

Vendredi 5 juillet 2019

L'art tout en couleurs

ROYAN. Avec "La Couleur", le Centre d'arts plastiques expose un nouvel art contemporain.

Avec «La Couleur», le Centre d’arts plastiques expose un nouvel art contemporain.

C’est une explosion de couleurs. Sur les murs blancs du Centre d’arts plastiques, ces tableaux sont une chaleureuse découverte pour certains et un rafraîchissant réexamen d’œuvres pour d’autres. L’idée n’est pas nouvelle pour Jean-Pascal Léger, directeur de l’exposition. Ayant déjà proposé une dizaine d’expositions en terre royannaise, dont une de l’artiste Jan Voss, celle-ci est particulière. Plus qu’une exposition monographique, ce sont dix artistes qui s’accordent, se répondent et parfois s’entremêlent sur le thème de la couleur.

Des œuvres inédites

La couleur se définit mieux lorsqu’elle s’oppose à une autre, explique Jean-Pascal Léger. Cinq artistes sont des nouveaux exposés. Michel Coutureau, par ces photos, s’approche d’un art pictural effervescent de couleurs. Joël Denot, de son côté, utilise des procédés photographiques pour trouver une pureté de la couleur, semblable à une œuvre picturale. Niveau peinture, les polyptyques – que l’on pourrait croire monochrome – de Pascal Ravel tranchent avec l’art abstrait des dessins sur papier de Thomas Müller ou encore des pastels de Paul Pagk.

Les cinq autres artistes ont déjà été exposés, mais les œuvres inédites présentées continuent d’interpeller le visiteur.

Jean-Pascal Léger expose pour la première fois le photographe Joël Denot. SO

Ici, la prétention n’est pas de faire une exposition sur la couleur mais de montrer son appropriation par les différents artistes contemporains.

Hanns Schimansky fait apparaître un vide central dans son tableau comme s’il y avait des choses cachées. Des couleurs sans motifs de Pierre Tal Coat aux assemblages de Jan Voss en passant par la douceur de la gouache rouge d’Anna Mark, ces artistes et tous les autres montrent que le sujet n’est peut-être pas toujours le plus important.

Clément Gauvin

Exposition du 6 juillet au 29 septembre 2019 au CAP Royan, 19, quai Amiral-Meyer.

Royan : variations sur la couleur et l’ombre

 

A LA UNE / ROYAN / Publié le 03/03/2019 à 10h48 par Nathalie Daury-Pain.

Le public se déplace parfois de départements limitrophes pour admirer les œuvres. M. - C. BENAOUDA

Le Centre d’arts plastiques accueille trois artistes contemporains jusqu’au 31 mars.

En place depuis un mois, la nouvelle exposition du Centre d’arts plastiques de Royan qui donne directement sur le port de plaisance témoigne de l’intérêt du public pour l’art contemporain. « Il y a une très bonne fréquentation, se félicite le directeur, Jean-Pascal Léger. C’est une excellente surprise pour nous car les artistes exposés ne sont pas forcément très connus. »

Sur les trois plasticiens dont les œuvres composent « La couleur et l’ombre », seul Robert Groborne bénéficie d’une bonne audience de collectionneurs. La discrète Pascale Piron et le fantasque Guillaume Lebelle sont eux, des peintres qui restent à découvrir par le plus grand nombre.

Jouer avec la lumière

Réunis pour la première fois par l’espace royannais, ces artistes témoignent, chacun à leur manière, de leur rapport au travail de la matière et de la mise en scène des couleurs.

Robert Groborne propose ses variations sur le même thème. À partir d’originaux en bronze, il tire des reliefs, des peintures et même des dessins numériques. « Selon la lumière, il aime jouer avec le mat et le brillant », note Jean-Pascal Léger.

La Parisienne Pascale Piron, qui avait débuté avec des paysages, a fait évoluer ses œuvres vers un paysage intérieur et donc abstrait. Elle travaille ses toiles avec de la couleur qu’elle recouvre de multiples nuances de noirs et de gris.

Quant à Guillaume Lebelle, la grande diversité de son travail, en grands et en petits formats, témoigne de son envie de prendre l’air. « C’est un artiste qui aime peindre en extérieur, reprend le directeur du Centre d’arts plastiques. De plus, il n’est pas rare de le voir retravailler ses œuvres avant chaque exposition. »

À noter que Jean-Pascal Léger fera une visite commentée de l’exposition samedi 9 mars, à 11 heures, en compagnie de Pascale Piron.

Du mardi au dimanche, de 15 à 18 h. Entrée libre. Tél. 05 46 39 20 52.

A Royan, replongez dans les années 1950

Voyage | Yves Jaeglé, envoyé spécial à Royan (Charente-Maritime) | 08 mars 2019, 10h36.

La station balnéaire de la Charente-Maritime, bombardée par les Alliés, a été reconstruite dans un style avant-gardiste. Découverte entre folies et flâneries.

...On descend vers le port de plaisance, les Voûtes. Entre un marchand de glaces et une pizzeria, on tombe sur le Centre d’Arts Plastiques de Royan, inattendu en ces lieux. Trois artistes non locaux y sont exposés : ici aussi, on aime la couleur qui respire l’air du large et le moderne, comme sur les peintures de Pascale Piron et Guillaume Lebelle. Les gens entrent en flânant. Plus grand qu’une galerie, plus petit qu’un musée. Tiens, un bleu mer ou ciel sur la toile de Lebelle. On ressort, tout se tient...

http://www.leparisien.fr/voyage/a-royan-replongez-dans-les-annees-1950-08-03-2019-8027307.php

La Couleur et L'ombre                                  vendredi 1er février 2019

érigées en art

EXPOSITION Trois artistes sont exposés aujourd'hui au Centre d'arts plastiques de Royan. Le vernissage, lui, est prévu demain

Stéphane Durand

s.durand@sudouest.fr

Un alchimiste. Le directeur du Centre d'arts plastiques de Royan, Jean-Pascal Léger, a l'art et la manière de faire rencontrer des artistes qui jusque-là ne s'étaient jamais croisés dans une salle d'exposition. À partir de cet après-midi, 15 heures, Pascale Piron, Robert Groborne et Guillaume Lebelle vont voir leurs oeuvres trôner dans un même espace, soigneusement disposées pour que les unes répondent aux autres dans une sorte "trilogue"

"Ce sont des expositions un peu complexes à concevoir mais tellement intéressantes. En associant ces trois artistes, j'ai voulu saisir le contraste de la couleur et de l'ombre",  confie Jean-Pascal Léger qui a l'habitude de surprendre en concoctant, chez lui, un plan très précis des lieux en suivant son intuition. L'objectif étant que les oeuvres  puissent se répondre. Rien n'est placé au hasard.

"Ce n'est qu'une fois l'installation terminée que je vois si je me suis trompé ou pas" indique le directeur du C.A.P.

Et l'homme ne se trompe pas souvent. En tous cas pas cette fois. "De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace!" Les visiteurs découvriront certainement la peintre Pascale Piron qui ne se dévoile pas souvent en dehors de son atelier parisien.

Jean-Pascal Léger fera découvrir la peintre Pascale Piron.    S.D.

« Elle ne fait rien pour faire connaître sa peinture. Or, pour moi qui la suis depuis longtemps, son travail s’épanouit d’année en année. Il est méconnu mais a tellement de puissance», constate Jean-Pascal Léger.

Robert Groborne de la partie

Lorsqu’on parle d’ombre, le peintre et sculpteur Robert Groborne, qui a déjà exposé à Royan, n’est jamais bien loin. Il est le chaînon manquant entre les deux autres  artistes, le stabilisateur. Dans cette exposition, c’est surtout son travail autour des dessins et des petites peintures qui est mis en valeur. La sculpture étant l’œuvre de base qui permet les variations.

Quant au troisième invité, le peintre Guillaume Lebelle, le dessin et la couleur multiplient les jeux d’entrelacs, de doublons et d’échos.

Capable de plonger dans la couleur tout comme dans le noir, l’intéressé est un caméléon. Le vernissage de l’exposition est programmé demain à 17h30 aux voûtes du port. Par ailleurs, les curieux pourront noter dans leur agenda la date du samedi 9 mars, ce jour-là, Jean-Pascal Léger a prévu une visite guidée de l’exposition accompagné de la peintre Pascale Piron à 11 heures.

Exposition « La couleur et l’ombre » au Centre d’arts plastiques de Royan, aux Voûtes du port, jusqu’au 31 mars. Ouvert du mardi au dimanche de 15  à 18 heures.

12 07 2018

Les œuvres «du maître des couleurs» font escale

exposition

Le Centre d'arts 

accueille tout l'été des toiles

du peintre catalan

Albert Ràfols-Casamada

Marina Guibert

royan@sudouest.fr

Je n'espérais même pas réunir des tableaux aussi importants». Pour le commissaire de l'exposition Jean-Pascal Léger, exposer,à Royan les peintures d'Albert Ràfols-Casamada , c'est presque incroyable. Il faut dire que ses œuvres sont habituellement exposées, entre autres, au musée Guggenheim de New York, au British Museum à Londres, au Centre Georges-Pompidou à Paris et dans presque tous les musées d’Espagne. Et que celles qui sont exposées en ce moment à Royan sont pour la plupart inédites en France.

  Pourtant, son nom ne parle pas forcément à tout le monde comme l’explique le commissaire : «Souvent, on ne se rend pas compte en France mais Ràfols-Casamada a une notoriété considérable en Espagne. J’ai une bibliothèque entière sur lui».

 Si autant d’ouvrages sont consacrés au peintre de Barcelone c’est qu’il est considéré comme un maître de la couleur. Il utilise principalement deux gammes, les bleus qui évoquent la mer et les bruns qui évoquent plutôt la terre.  Albert Ràfols-Casamada , s’est surtout inspiré de sa région natale d’après Jean-Pascal Léger, qui l’a bien connu :«J’ai fait des promenades avec lui,

à certains endroits, avec la chaleur, il s’imaginait voir Icare tomber». Une sensation qui a donné naissance à un tableau, «La Chute d’Icare » en 1981. 

  Mais ce qui saute aux yeux dans la peinture du Catalan, c’est qu’elle n’est pas que colorée, elle est aussi, et surtout, mate. Ce qui fait sa force d’après le commissaire de l’exposition : «C’est d’autant plus puissant que c’est retenu».

  Une œuvre qui semble être à l’image de son créateur : «Un homme pas bavard du tout mais avec une grande capacité de travail.» Albert Ràfols-Casamada , a produit une peinture «raffinée mais pas compliquée»

 .C’est peut-être là le plus intéressant, il n’y a pas besoin d’être expert pour apprécier son travail : «Très souvent les gens ressentent l’émotion, la couleur». Et les gens ce n’est pas n’importe qui. Anne de Staël, fille du grand peintre Nicolas de Staël, a écrit sur Ràfols-Casamada . Chez Ràfols, depuis son atelier de Barcelone,

on est à l’écoute des nouvelles fraîches venant en écho de ce qui est éternel. Éternel comme peut être la fresque qu’il a peinte au sein de l’École normale supérieure de Lyon qui lui a d’ailleurs décerné le titre de «doctor honoris causa». Ou encore comme le plafond de la mairie de Barcelone, peint en 1982 et intitulé «Les Quatre Saisons».

Parfois peintre, parfois poète Albert Ràfols-Casamada . n’a pas fait que peindre dans sa vie. Il est aussi l’auteur d’une œuvre poétique importante qu’il met sur le même plan que sa peinture, pour lui les deux sont faites « d’un même trait» (1). Les sujets sont d’ailleurs souvent les mêmes entre sa peinture et sa poésie. L’un de ses recueils par exemple s’appelle «Angle de Lumière».

 La dernière œuvre de Ràfols-Casamada, c’est l’Eina, l’école qu’il a fondée à Barcelone, en 1967, avec Alexandre Cirici. Il l’a ensuite dirigée pendant vingt ans

et y a donné un cours sur la couleur avant de se consacrer pleinement à sa peinture. Mais l’établissement est surtout un foyer de l’anti-franquisme comme l’explique Jean-Pascal Léger : «L’objectif, c’est d’ouvrir un débat intellectuel dans l’Espagne de Franco.»

Plus qu’un simple peintre Albert Ràfols-Casamada a beaucoup incarné sa ville où il est toujours exposé. Et l’Espagne le lui a bien rendu. Ses bleus pâles, très célèbres dans le pays, ont été renommés les bleus Ràfols.

1. « D’un mateix traç », d’un même trait est le titre de son journal.

Pratique. L’exposition est ouverte tous les jours, sauf le lundi, de 14 à 19 heures au Centre d’arts plastiques, aux Voûtes du Port, jusqu’au 30 septembre. Visite guidée par Jean-Pascal Léger le 25 juillet à 11 heures. Entrée libre. Renseignements au

06 76 75 43 47.

Quand l’art moderne s’ouvre aux scolaires

jeudi 15 mars 2018

STÉPHANE DURAND

L’exposition «Angles de lumière» a lieu en ce moment au Centre d’arts plastiques.

©PHOTO MARIE-CLAUDE BENAOUDA   

L’exposition « Angles de lumière », qui y est proposée jusqu’au 2 avril, sert de support aux enseignants.

Le directeur du Centre d’arts plastiques (CAP) Jean-Pascal Léger est un homme heureux. D’abord parce que l’exposition « Angles de lumière » proposée en ce moment aux Voûtes du port connaît un beau succès. Ensuite parce que le président du Conseil départemental, Dominique Bussereau, lui a promis une petite rallonge de sa subvention qui passera de 5 000 à 10 000 euros.

« Avec le soutien de la Ville de Royan, à hauteur de 40 000 euros, et les cotisations des adhérents, dont le nombre est passé en quelques années de 60 à presque 200, on devrait arriver à un budget annuel d’environ 60 000 euros », indique Jean-Pascal Léger. Même si c’est un petit budget, le CAP monte peu à peu en puissance, aidé par la qualité des expositions et la renommée de son président Antoine Frérot, le Pdg de Véolia.

« On pense que, parce qu’il est président, Véolia est un gros mécène du Centre d’arts plastiques. Il n’en est rien. Il y aurait conflit d’intérêts », précise le directeur du CAP qui est obligé de faire attention au moindre centime dépensé et qui compte sur des bénévoles, comme Joëlle Assael et Marie-France Kadouch, pour l’épauler.

De la maternelle à la terminale

Si Jean-Pascal Léger est un homme heureux, c’est enfin parce que des jeunes franchissent régulièrement le seuil de la porte du CAP. L’action pédagogique est l’une des pierres angulaires du lieu. « L’an dernier, nous avons reçu 18 classes. C’est important pour moi », insiste-t-il. En lien avec Sabrina Lacoste, conseillère pédagogique, la visite des jeunes, de la maternelle à la terminale, permet une approche de l’art contemporain qui, parfois, peut paraître un peu abstrait à certains.

« Lorsque ce sont des petits, comme récemment une classe de grande section de la maternelle de La Clairière, on leur fait faire des dessins à partir de ce qu’ils peuvent voir. Et le résultat est souvent étonnant. Je me souviens d’une petite fille, lors de l’exposition Tal Coat, qui avait fait un dessin incroyable. Ce n’était pas une copie, mais un dessin original au crayon noir qu’aurait très bien pu faire le peintre. Elle avait saisi ce qui guidait son travail. J’ai envoyé le dessin à la fille de Tal Coat. Elle était sidérée », raconte Jean-Pascal Léger.

Avec les élèves de terminale du lycée Cordouan, les échanges ne sont évidemment pas les mêmes. « C’est moi qui planche pendant 1 h 30. Je leur explique, par exemple, comment j’ai conçu l’exposition », pointe du doigt le directeur du CAP. Les enseignants, en tout cas, jouent le jeu. « Je me souviens notamment d’un professeur de l’école Louis-Bouchet qui, avant de venir, avait préparé la séance en faisant visionner aux enfants un film sur Tal Coat. »

Un investissement qui permet aux jeunes de rentrer un peu plus facilement dans l’exposition. Jean-Pascal Léger, Normalien, aurait dû être professeur. « J’ai toujours été intéressé par la pédagogie », confie-t-il. En accueillant régulièrement des classes, c’est aussi un peu du temps perdu qu’il rattrape.

VENDREDI 2 FÉVRIER 2018

Cinq artistes de renom exposés

 

 

au Centre d'arts plastiques

ART CONTEMPORAIN

Le vernissage de

l'exposition intitulée

« Angles de lumière »

a lieu demain à 

18 heures aux Voûtes

du port. l'exposition

restera iusqu'au 2 avril.

Jean-Pascal Léger devant une photo de Josef Nadj. Photo D

Cinq artistes vont être à l'honneur à partir de demain soir au Centre d'ars plastiques des voûtes du port à Royan. Le directeur du CAP Jean-Pascal léger a réuni en un même lieu des photographies d'Antoine Graziani et Josef Nadj, des gouaches d'Anna Mark des dessins de Hanns Schimansky et deux grandes peintures d'André Marfaing. Tous liés par le noir et blanc, la lumière et la géométrie.

   «J'ai commencé à penser à I'exposition à partir d'une photo d'échelle du poète Antoine Graziani. À chaque changement d'année, il m'envoie une photo. Celle-là m'a donné envie d'y associer d'autres prises de vue et petit à petit, j'ai songé à d'autres artistes pour I'accompagner»,  explique Jean-Pascal Léger,

   Le poète corse a alors fouillé dans ses 3000 photos et les a triées. Des prises de vue de chez lui, sur l'île de beauté, où le noir I'emporte parfois sur le blanc et vice-versa. Le directeur du CAP a rapidement contacté Josef Nadj, danseur et chorégraphe français d'origine yougoslave, né en 1957 à Kanizsa en Voïvodine, province autonome serbe.

 

« Depuis longtemps, il fait de la photo mais n'exposait pas»,  confie Jean-Pascal Léger. Le.s choses ont évolué et l'artiste a décidé de montrer son travail. Tant nieux pour les visiteurs.

Les œuvres se répondent

Josef Nadj, qui devrait être présent demain  à Royan, a pris  en photo des fermes abandonnées dans sa région natale. Des photos qui racontent une histoire. Ici les murs des maisons, peints au pochoir, exposent leurs cicatrices. Là un masque de Micke y traîne au sol dans la poussière.

    La porte d'entrée d'une ferme, encore debout, invite aussi à se plonger dans l'univers d'Anna mark, troisième  artiste sollicitée par Jean-Pascal Léger. «les travaux des uns et des autres se répondent. C'est ça qui m'a intéressé », indique le directeur du CAP. Sept gouaches de l'artiste pour autant de reliefs monochromes représentent «des formes  pures où l'esprit peut, à loisir, prendre son envol»

   Anna Mark sera aussi du vernissage demain soir. Et puis il y a les deux grands tableaux du peintre André  Marfaing,  décédé

en 1987,  qui reposent essentiellement sur le noir dans une peinture abstraite, ascétique. Ils font écho aux photos d'Antoine Graziani situées sur le mur opposé.

     Enfin, le dernier artiste à composer ces angles de lumière est  Hanns Schimansky, le chef de file d'un courant allemand,, tournant autour du dessin et du pliage. « C'est un artiste qui aime beaucoup le free-jazz et ça se voit dans le rythme qu'il donne à ses  dessins»,  note  Jean-Pascal Léger.

     Ce dernier, de par son réseau, propose de nouveau une exposition de grande qualité à Royan. Le nombre toujours  plus important de visiteurs légitimise ses choix. Des visiteurs qui en redemandent.

Stéphane Durand 

   

Exposition « Angtes de lumière »

du 3 février au 2 avri Iau Centre d'Arts Plastiques des voûtes du port, du mardi au dimanche de 15 à 18 heures.

Entrée gratuite

PHILIPPE GROSOS                                                                      Entretien : Jean-Luc Terradillos
Jusqu’à se savoir exister

À l’occasion de l’exposition Tal Coat (1905-1985) à Royan, Philippe Grosos, professeur de philosophie à l’université de Poitiers, nous parle des relations entre ce peintre et le philosophe Henri Maldiney...

Tal Coat Aquarium", 1945, huile sur toile, 38 x 46 cm,

L’intérêt pour l’œuvre de Pierre Tal Coat vient-il de la rencontre avec le philosophe Henri Maldiney ?

Parmi les philosophes de la seconde moitié du XXème siècle, nul n’a plus médité la peinture que Maldiney. En un sens il a su en parler comme Jankélévitch, au même moment, a su parler de musique : c’est-à-dire en parlant des œuvres elles-mêmes, et non de l’art en général, fût-il pictural ou musical. Or, de même que Liszt ou Fauré sont importants, voire essentiels, pour Jankélévitch, Tal Coat l’est pour Maldiney. Il faut lire une partie des textes qu’il lui a consacrés et qui sont recueillis sous le titre Aux déserts que l’Histoire accable, ouvrage que j’ai republié en 2012 aux éditions du Cerf.

Plus que d’autres, Maldiney a compris que si le concept d’esthétique, malgré le poids de sa genèse, pouvait encore avoir un sens, celui-ci ne pouvait consister qu’en une méditation de l’expérience du sentir par laquelle nous nous savons, avant toute réflexion, présents au monde. C’est dire qu’une œuvre d’art par laquelle nous sommes saisis engage toujours pour nous ce qu’engage le fait d’exister. Or c’est là ce qu’il voit à l’œuvre dans la peinture de Tal Coat. Aussi cette œuvre comme lui-même l’écrit, n’est-elle pas composée de signes mais de formes. Ce n’est pas un discours qu’une sémiotique aurait pour charge de décoder, mais la mise en forme d’un rapport sensible au monde…

Extrait de L'actualité NOUVELLE-AQUITAINE N°117  juillet- août- septembre 2017

n° 704 - Septembre 2017 

Tal Coat , Déchiré profond, 1972, huile sur toile, 73x92cm,

Courtesy Galerie Christophe Gaillard Paris

UN PEINTRE EN MOUVEMENT

Passionné par Cézanne, l'artiste se rend à plusieurs reprises dans les années 1940 à Aix-en-Provence pour en méditer la leçon....A Paris où il séjourne au lendemain de la guerre, il multiplie les études à l'aquarium du Trocadéro et au Jardin des plantes. Son art se dépouille peu à peu laissant la figuration se décanter jusqu'à ce qu'en 1947, il découvre la peinture extrême-orientable des Song dont les principes lui permettent d'affiner son propre style.

L'année suivante, sa rencontre avec le philosophe Henri Maldiney et le poète André du Bouchet l'amène à un tournant décisif. Il prend note d'impressions, d'états, de sensations captées dans l'urgence qu'il retranscrit dans des toiles traversées de signes, de lignes et de ponctuations où le contact avec la nature rejoint la quêtede l'essentiel. Il réalise alors notamment de grands dessins à l'encre de Chine. C'est la période de "la grande mutation", comme l'a qualifiée l'historien d'art Jean Leymarie...

Extrait de l'article de Philippe Piguet dans L'Oeil - n° 704 - Septembre 2017  

Lundi 11 septembre 2017

Tal Coat, états de nature - L'Oeil - n° 704 - Septembre 2017

Tal Coat, états de nature

 

 

 

       Disparaître pour mieux réapparaître. Confidentielle, l’œuvre de Pierre Tal Coat n’en est pas moins emblématique de l’aventure de la peinture au XXe siècle, comme le rappellent les nombreuses expositions consacrées actuellement au peintre.

Il est des signes qui ne trompent pas. Lorsqu’en 1927, à l’occasion de sa première exposition personnelle à Paris, à la Galerie Fabre, il décide de prendre un pseudonyme, Tal Coat (1905-1985), de son vrai nom Pierre Jacob, est animé d’un double souci. Non seulement il veut éviter tout amalgame avec le poète Max Jacob, Breton comme lui, mais surtout il tient à affirmer ses origines et placer d’emblée ce qui motive fondamentalement sa démarche..                              .Piguet Philippe

                                                                              Juillet 2017

FRONT DE BOIS 

 "L'atelier" (Verrière dans l'atelier), 1945-1946, huile sur toile, 114 x 175 cm, photo Xavier Demolon , ADAGP

Sous la houlette de Jean-Pascal Léger, le Centre d’Arts Plastiques de Royan rejoint la kyrielle de manifestations dédiées cette année à Pierre Tal Coat avec un ensemble inédit de peintures....

Cet été, l’un des temps forts de cette saison se dévoile en Charente-Maritime, à l’Espace d’art contemporain des Voûtes du Port. Sobrement intitulée « Tal Coat 1940-1942 », l’exposition initiée par Jean-Pascal Léger, le directeur du Centre d’Arts Plastiques de Royan, célèbre cette figure majeure de la peinture française du xxe siècle...

Cette année, l’œuvre de cet ami de Giacometti, de Nicolas de Staël et de Gertrude Stein sera décryptée à la faveur de plusieurs accrochages. « Chaque exposition porte un regard différent sur l’aventure singulière de ce grand peintre. Le CAP-Royan présente un choix de peintures et dessins réalisés au pays de Cézanne, à Aix-en-Provence, et dans l’atelier de Tal Coat à Montparnasse, à Paris. De 1940 à 1952, Tal Coat passe d’une figuration bien lisible (Natures mortes, Coqs, Aquariums et Poissons, Verrières dans l’atelier, Écorces, Rochers…) à une incarnation du paysage qui s’approche de l’abstraction : notamment avec les Profils sous l’eau et les célèbres Failles. "C’est une période de grande mutation où le peintre s’engage sur les chemins plus libres de l’Ouvert ", commente le directeur du CAP-Royan.    

                                        Anna Maisonneuve 

Nouvelle-Aquitaine Tal Coat 1940-1942 Espace D’art Contemporain Des Voûtes Du Port, Royan, Été 2017

   

Lire la totalité de l'article sur ://journaljunkpage.tumblr.com/post/162550621325/front-de-bois.

Publié le 02/07/2017 à 3h29. Mis à jour le 03/07/2017.
Royan : Tal Coat, peintre majeur, revient dans la lumière

                   Jean-Pascal Léger a côtoyé Pierre Tal Coat et s’attache à remettre son œuvre en valeur 

.

Le Centre des arts plastiques, dirigé par Jean-Pascal Léger, consacre son exposition estivale à Pierre Jacob, illustre artiste du XXe siècle

Jean-Pascal Léger n’ose dire si un lien d’amitié l’unissait à Tal Coat. Sa modestie en souffrirait. « Chaque semaine », pourtant, aujourd’hui encore, le directeur du Centre des arts plastiques de Royan se rend à Saint-Pierre-de-Bailleul, en Normandie, où le peintre breton s’est installé en 1961, et où il s’est éteint, en 1985. Une route entre Vincennes, où il réside, et la chartreuse de Dormont que Jean-Pascal Léger emprunte depuis 1976, depuis sa rencontre, artistique d’abord, personnelle ensuite, avec l’un des grands peintres français du XXe siècle, ami de Calder, Giacometti, Miro, artiste majeur lui-même...

 

L’Histoire de l’art commence à rendre justice à l’œuvre de Pierre Jacob, dit Tal Coat (« front de bois », en breton). Pour autant, Tal Coat n’a jamais été véritablement mésestimé. De son vivant déjà, son empreinte a été reconnue. Jean-Pascal Léger le sait, pour avoir justement découvert l’œuvre du peintre, « lors d’une rétrospective qui lui était consacrée au Grand Palais, en 1976. Tous les artistes ne peuvent se flatter d’une telle rétrospective dans un tel lieu. J’étais jeune, j’avais 23 ans et j’ai voulu rencontrer Tal Coat »...

Jean-Pascal Léger a poussé la porte de l’atelier normand du peintre, qui s’est laissé apprivoiser. S’il hésite à se revendiquer ami de l’artiste, c’est sans doute par pudeur. « Il avait l’âge d’être mon grand-père. Il m’intimidait, c’était un homme d’une forte stature, avec une forte personnalité. Mais je ne le dérangeais. Je crois même qu’il était content de l’intérêt d’un jeune homme comme moi lui portait. »

Ronan  Chérel.

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                                                                        Tal Coat dans son atelier

À voir le nombre de publications et expositions dédiées au peintre Pierre Tal Coat (1905-1985) cette année, on peut se demander, avec le spécialiste du sujet Jean-Pascal Léger, si 2017 n’est pas l’année Tal Coat.

On peut dire que l’année Tal Coat va commencer en juin puisque du 31 mai au 4 juin aura lieu le colloque « Tal Coat, regard sans frontières » au CICC de Cerisy-la-Salle. Le 2 juin s’ouvre également l’exposition du musée Quesnel-Morinière de Coutances, puis le 25 juin celle du domaine de Kerguéhennec consacrée à Tal Coat et la Préhistoire, suivie de celle du Centre d’arts plastiques de Royan qui ouvre le 1er juillet. Le deuxième temps fort aura lieu à l’automne avec un parallèle entre le poète André du Bouchet et Pierre Tal Coat à la médiathèque d’Uzès, puis la grande rétrospective du musée Granet d’Aix-en-Provence suivie de la reprise de l’exposition d’Uzès à la Fondation Saint-John Perse à Aix-en-Provence. Côté publications, Jean-Pascal Léger, Florian Rodari, Françoise Simecek, Rainer Michael Mason et Xavier Demolon se sont mis au travail pour les catalogues raisonnés des gravures ou des peintures et pour des livres de textes ou d’entretiens. Enfin, un film de l’artiste hongrois Illés Sarkantyu sortira en avril grâce au Centre Tal Coat du domaine de Kerguéhennec.

Guy Boyer Directeur de la rédaction

  • INFO

  • 28.02.2017

  • par Guy Boyer

2017, l’année Tal Coat

                                                                                   SUDOUESTDIMANCHE 5 février 2017

Un peintre aux yeux tournés vers l'océan

ROYAN Alors qu’il  expose à [a galerie du Centre d'Arts Plastiques des Voûtes du port jusqu'au 2 avril, Guy Le Meaux a puisé une partie de son inspiration sur la rive droite de l'estuaire

 

 

STEPHANE DURAND

.durand@sudouest.fr

Même lorsqu'il peint, dans son atelier du XIIIème arrondissement de Paris, l'esprit de Guy le Meaux se balade entre la péninsule ibérique, les paysages de son Morbihan natal ou encore entre les vignes, sur les coteaux de Saint-Thomas-de- Conac, le regard tourné vers l'estuaire de la Gironde et ses couleurs indéfinissables. Il y a aussi Nieul-sur-Mer, près de La Rochelle, un pied à terre d'enfance.

Pour comprendre le travail de Guy Le Meaux, qui expose au Centre d'Arts Plastiques des Voûtes du port, à Royan, jusqu'au 2 avril, il faut analyser I‘itinéraire de celui qui a décidé de poser ses bagages, une partie de I ‘année, dans la station balnéaire. Il y a acheté une maison il y a quelques mois dans le quartier du Parc.« Pour titre de cette exposition, nous avons choisi le mot «Articulation» qui se réfère à la langue et au corps et qui en désigne les liens », confie Jean-Pascal Léger le directeur du Centre d'Arts Plastiques.

Parce que Guy le Meaux, peintre contemporain, travaille toujours d'après des motifs. Un corps, une carte du réseau routier, des fragments terrestres, le ciel... « II faut que je parcoure et que j'inhale I‘atmosphère », confie t-il. Cette atmosphère, il l’a en partie trouvée en Charente-Maritime.

Après les Beaux-arts, la Casa de Velázquez, à Madrid, puis la Villa Médicis, à Rome, c'est à Saint-Thomas-de-Conac, dans Ie sud du département, sur les bords de l'estuaire, qu'il s'est installé entre 1977 et 1981.

« La visite des églises de Saintonge se superpose à la connaissance de I'art roman qu'il a pu admirer en Toscane et dans les Pouilles. Peut-être aussi la lumière de I‘estuaire de la Gironde lui a-t-elle rappelé celle des rias du Sud de la Bretagne.. . », commente Jean-Pascal Léger.

 

Entre anatomie et inorganique

Toujours est-il que l'artiste est revenu sur les terres de son enfance. « Dès l’âge de huit mois, on se partageait, pendant les vacances, entre Saint-Thomas-de-Conac et Nieul-sur-Mer. C'était un rituel. J’avais un parrain prêtre, chanoine à la cathédrale de La Rochelle. C'est grâce à lui qu'on pouvait être hébergés ici », confie le peintre.

Après cet épisode maritime, il a pris la direction de Melle, dans les Deux-Sèvres, puis de Paris. Aux Voûtes du port, il expose 75 toiles, de la première aux plus récentes. « On peut parler de rétrospective, mais sans chronologie  indique Jean-Pascal Léger. On verra que Guy Le Meaux se sert de toutes les techniques, « à I ‘exception de I‘acrylique », pour arriver au résultat qu’il a imaginé : crayons de couleurs, gouache, pastel à la cire. . .

 

Sur certaines  œuvres, il apporte de la vie à ce que I‘on pourrait qualifier d'organique. On pense à des cartes géographiques, par exemple. Et puis il y a I ‘organique, le corps.
Pour lui, « I ‘anatomie construit en séparant ». « Les grands carrés de la série Claire-Juliette font apparaître le corps fragmenté. Un jaune puissant projette I ‘avant-bras, le coude, le bras, le sein, l'épaule, le cou .

Surgissent des formes de survie; ces corps de la couleur ne sont pas des signes abstraits, ils figurent « des fragments de torse », « des nœuds de muscles », « des boules qui germent », indique Jean-Pascal Léger.

Guy Le Meaux, pour cette série, a travaillé à partir des photos d'un buste féminin. L'exposition pourrait laisser croire que plusieurs artistes sont à I ‘honneur. Et pourtant, il n'y a que lui. . .

L’exposition du peintre Guy Le Meaux à la galerie du Centre d'Arts Plastiques des Voûtes du port, à Royan, est ouverte du mardi au dimanche de 15 heures à 18 heures.

Guy Le Meaux use de toutes  les techniques : crayons de couleurs, gouache, pastel à la cire... PHOTO  S D

CENTRE D'ARTS PLASTIOUES/ROYAN 

Guy Le Meaux

Peintures et dessins

L'œuvre de Guy le Meaux (né en 1947) est un chantier ouvert sur une création en perpétuel recommencement. Sous-titré «Articulation». l'accrochage recense les étapes complémen-taires qui s'emboîtent dans un parcours où la question de la peinture reste prioritaire. Les thèmes enracinés dans le corps pictural écrivent un itinéraire simulant le vagabondage avec plusieurs séries. dont celle récente de "Chair et Nature» explicite Ies "Rubriques" rythmant l'exposition. Ou comment I'artiste est passé du paysage à l'émergence d'un corps, d'un portrait... 

LE MONDE DE L'ART / EXPOSITIONS

Les correspondances formelles achoppent sur une pensée poétique avec le voyage, la découverte, l'attente de l'évasion. Les "Études d'après les cartes" proposent des variations, notamment avec l'Espagne. qui a laissé ses empreintes chez celui qui séjourna à la Casa de Velázquez entre 1972 et l975.

Les villes d'Almadén et Servet sont vives dans son corps et sa mémoire. Si la carte géographique porte ses limites. la toile et la feuille ont les leurs. Sans chronologie, mais avec un désir d'imprégnation dans I'histoire et un regard élargi à la modernité et à ses contemporains, nous comprenons comment «l'anatomie construit en séparant», selon les mots de Guy le Meaux. Le corps fragmenté rapproche. D'après un torse féminin (1993) et les pastels à la cire de " La mort de Marat d'après David" (2016).... Tout comme les trente tableaux de «Claire-Juliette» écrivent des formes conjurées dans l'espace, que l'on retrouve avec "Bêtes noires de la phénoménologie" (2009-2012) et «Stèles», arrêtées dans la lumière entre deux frontières.

Lydia .Harambourg.

Centre d'Arts Plastiques de Royan, Espace d'Art contemporain des Voûtes du Port, 19, quai Amiral Meyer 17200 Royan, tél :05 46 39 320 52, www.cap-royan.com -jusqu'au 2 avril.

LA GAZETTE DROUOT N° 10 DU 10 MARS 2017

A LA UNE ROYAN
Publié le 07/02/2017 à 3h39. Mis à jour à 15h32 par Ronan Chérel
PHOTO R. C.

« Les meilleures œuvres, celles qui interpellent »

Antoine Frérot adhère à l’œuvre de Guy Le Meaux. 

ANNÉE 2016

LE MONDE DE L'ART EXPOSITIONS

ESPACE D'ART CONTEMPORAIN

DES VOÛTES DU PORT/ROYAN

 

Quelle place occupe l'oiseau dans l'oeuvre de cinq artistes réunis par Jean-Pascal Léger qui a repris depuis un an la direction artistique du C.A.P. de Royan ? Il traverse l'espace du tableau et celui de l'atelier avec une constance mémorielle. Mais c'est de peinture qu'il nous entretient, à partir d'un langage spécifique qui identifie chaque artiste se faisant poète. Les "Oiseaux" et les "Vols" sont les thèmes récurrents chez Tal Coat (1905- 1985) et qui symbolisent la mobilité. Antoni Ros Blasco (né en 1950) a peint plus de cinquante oiseaux depuis 2007. Unique motif dans son interrogation sur la condition humaine. Il présente ici six sculptures d'oiseaux aspirant à l'envol. Quant à Claude Hassan ( née en 1958) son art tout en retenue lui a fait réaliser plus de deux cents dessins en vue de l'exposition, révélant ainsi les étapes d'une "définition intérieure". À la tempera, au fusain les oiseaux forment une colonie chez Charles Maussion     ( 1923-2010). Chacun se réinvente, refusant tout enfermement dans la forme la plus simple soit elle. Revivre dans et à travers la lumière et disparaître pour renaître dans l'espace de la peinture, c'est ce qu'expriment ces volatiles . Les photographies de Masao Yamamoto ( né en 1957) arrêtent l'oiseau dans une blancheur qui nous poursuit longtemps après qu'elle se soit effacée. Peut-être tous ces oiseaux dessinent-ils un autoportrait ? pour ces cinq artistes, "le réel est ce qu'on n'attendait pas" (Henry Maldiney).

L H Lydia Harambourg

La Gazette Drouot N° 30 du 9 septembre 2016 
Charles MAUSSION, Oiseau, 1999, tempera sur Kraft marouflé sur toile, 157 cm x 98,5 cm
© PHOTO JEAN-LOUIS LOSI
La Gazette Drouot, 18, boulevard Montmartre, 75009 Paris
Tél : 01 47 70 93 00 - fax : 01 47 70 93 64
E-mail : gazettedrouot@drouot.com

Vendredi 8 juillet 2016

L’oiseau figé sur place

EXPOSITION  Le Centre d’Arts Plastiques présente

plusieurs artistes sous les voûtes du port.

 

 

 

 

       Jean-Pascal Léger a fait venir plusieurs artistes à Royan. Photo S.M.

 

« Pendant vingt-cinq  ans, ce lieu accueillait des expositions monographes. Aujourd’hui, nous avons décidé de nous concentrer sur un thème, vu par plusieurs artistes ». Dès aujourd’hui, à 14 heures, le Centre d’Arts Plastiques de Royan, sous les voûtes du port, propose jusqu’au 2  octobre prochain une exposition réunissant cinq artistes autour d’un thème : l’oiseau.

C’est à l’Espace d'art contemporain que petits et grands amateurs d’art pourront apprécier les œuvres de Claude Hassan, Charles Maussion, Antoni Ros Blasco, Pierre Tal Coat, Masao Yamamoto.

Pour Jean-Pascal Léger qui a organisé plus de 250 expositions à ce jour, « Celle-ci est particulièrement importante, parce que ce thème peut amener les novices à s’intéresser à  la peinture.  Cette exposition s’inscrit dans une vraie démarche d’initiation. » Un projet qui invite les curieux à s’imprégner de la vision de l’artiste sur l’oiseau, à faire preuve de réflexion sur l’espace et sur les formes.

Sarah Mélis

L’art et la matière, aux Voûtes du Port

samedi 13 février 2016
Publié le13/02/2016. Sudouest.fr

Les photographies de Lucien Hervé ont attiré des visiteurs connaisseurs et absorbés, lors du vernissage. © PHOTO R. C.

Le Centre des arts plastiques présente des œuvres d’Anna Mark, Lucien Hervé et Robert Groborne.

 

Le Centre D'Arts Plastiques de Royan réunit dans sa nouvelle exposition des oeuvres de trois artistes, chacun adepte d'une technique : la gouache pour Anna Mark, la photographie pour Lucien Hervé. de Robert Groborne sont présentés des peintures mais aussi des Reliefs et des sculptures...

Ronan Chérel

              Honneur à la danse      vendredi 18 mars 2016

                            Le chorégraphe Daniel Dobbels et sa compagnie sont à I ‘honneur…   

 

Trois entités, trois lieux un  trait d'union- la danse... La compagnie de L'entre-deux et son chorégraphe Daniel Dobbels s'expriment à Royan ce soir et demain, à l'invitation de trois acteurs locaux de la culture. « Une première manifestation des liens que nous souhaitons établir entre des lieux culturels différents à Royan, pour refléter les échanges entre des arts différents : photographie, peinture,  sculpture, littérature et danse», comme l’a défini Jean-Pascal Léger le directeur du Centre d'arts plastiques (C AP)

Cette manifestation en trois temps  s’inscrit dans I ‘accompagnement par le Centre d'Arts Plastiques de I ‘exposition d’œuvres d'Anna Mark, Lucien Hervé et Robert Grobone que L’association présente  actuellement à I ‘Espace d'art contemporain des Voûtes du Port

Rencontre littéraire

Premier temps, celui de la réflexion, du discours intellectuel. En association avec l’association Les Rendez-vous littéraires de Royan, le CAP invite à une rencontre avec l'écrivain et chorégraphe Daniel Dobbels, que présentera Jean-Pascal Léger, à la  librairie du Rivage, premier des trois lieux d’élection de cet événement culturel.

Danseur, chorégraphe Daniel Dobbels,  68 ans, est également écrivain, essayiste, critique d’art, chroniqueur radio il aime à se présenter, d'ailleurs, comme « penseur de la danse » L’entretien qu'il aura  avec  Jean-Pascal Léger dans le cadre feutré et inspirant de la librairie du Rivage précédera la première des deux prestations des danseuses Marine Chesnais et Camille  Quettier  de la compagnie de l’Entre-deux qu’a créée en 2000 Daniel Dobbels.  Cet « acte chorégraphique » sera  dansé dans le cadre même de l’Espace d'art contemporain des Voûtes du Port.

De  «  L’éveil» à l'« effroi »

À son tour le service culturel municipal entrera dans la danse demain samedi, accordant une «  carte blanche » à la compagnie de  L’Entre-Deux.  Daniel  Dobbels a choisi de présenter sur la scène de la salle de spectacle deux chorégraphies de sa création, deux soli  interprétés par Marine Chesnais et Camille Quettier  « L’autre éveil » et « L effroi »... 

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Danse

 

Daniel DOBBELS- L’Effroi,  l’Autre Éveil

Festival Faits d'hiver, Micadanses.

 

Article paru dans Télérama-sortir du 20 au 26 janvier 2016

par Rosita Boisseau

 

 T Avec des titres comme L’Effroi et l’Autre Éveil, il faut avoir un sacré paquet de munitions. C'est le cas  de Daniel Dobbels, chorégraphe, écrivain, chercheur, qui retourne sans fin les couches de l'évidence du geste pour en faire surgir la profondeur sans modèle. Sur des musiques de Stravinsky, ces deux solos face à face (le premier sur l’Oiseau de feu, le second sur Le Sacre du printemps) mettent en scène deux femmes autour de questions chères à Dobbels. Entre " une flamme qui brûle" et «une danse qui ne sait que naître et mourir d'elle-même », un tracé se dessine, irréductible dans sa force, sa vibration dans l'espace et sa sincérité. À l'affiche du festival Faits d'hiver.

 

Au Festival Faits d'hiver, à Paris Daniel Dobbels signe deux pièces pour deux interprètes féminines d'exception.

Extraits de l'article paru dans l'Humanité le 26 février 2016 par Muriel Steinmetz

 

...Deux solos. Le premier, interprété par Marine Chesnais, est un joyau d'inventivité gestuelle. Elle prend en charge le conte national russe dû à Fokine pour les ballets russes de Diaghilev... Ses gestes hésitent à la manière d'un chat devant une flaque d'eau. Une main prudente s'avance et recule tel un bec d'oiseau...

Même impression de jamais vu avec l'Autre Éveil, version du solo du Sacre interprétée par Carole Quettier, au visage grave de porteuse de croix. Ardente, éperdue, elle penche la tête dans l'attente du sacrifice...

Dans ces deux pièces, Marine Chesnais, Carole Quettier s'approchent au plus près d'une certaine forme d'implosion nerveuse orchestrée au cours de redoutables variations d'intensité. Elles vont l'une et l'autre au plus haut des possibilités corporelles qu'induisent les partitions de Stravinsky.

ANNÉE 2015

 

 

 

 

 

 

 

Le peintre allemand, installé en France depuis les années 1960, fait partie des grands noms de la Figuration narrative. Alors que plusieurs expositions et une monographie lui sont consacrées en France, nous sommes allés lui rendre visite dans son atelier de la banlieue parisienne.

 ..Partout des toiles y sont en transit, soigneusement empaquetées dans du papier bulle ; certaines partent, d'autres reviennent. C'est que l'actualité du peintre est riche cette année, qui a exposé ou se prépare à le faire : ses aquarelles et ses livres illustrés à Narbonne...des oeuvres récentes au centre d'art de Royan, une rétrospective à l'espace Encan à la Rochelle et, enfin, à l'automne prochain, les oeuvres récentes à la Galerie Lelong qui représente l'artiste à Paris.

 

Extrait de l'article paru dans

L'œil JUILLET-AOÛT 2015

 

Jan Voss, peindre des batailles

 

 par FABIEN SIMODE

Royan

Exposition Jan Voss au

Centre d'Arts Plastiques

...Dans cette exposition, l'artiste de renommée mondiale raconte des histoires picturales symbolisées par la profusion de signes qui reflètent la complexité du monde. Le peintre y transmet l'émotion en laissant des plages de couleur vivre par elles-mêmes. Si l'artiste nous conduit dans un univers parfois inquiétant, il laisse aussi la place à l'humour et la fantaisie avec des animaux, personnages et des objets qui s'entremêlent pour le plus grand plaisir des yeux.         P.G.

                                             

Extrait de l'article paru dans

                    

 Le Littoral - vendredi 17  juillet 2015

 

         "À l'accordéon"

courtesy Galerie Lelong. Photographie Fabrice Gilbert.

         "Citylights"

2014, gouache, crayon gras et collage sur papier,106 x75 cm, centre d'Arts Plastiques Royan.

Courtesy Galerie Lelong. Photographie Fabrice Gilbert.

JAN VOSS

Depuis ses débuts en 1960, Jan Voss (né en 1936, à Hambourg, vit à Paris) donne ses réponses au faux débat abstraction /figuration. Sa propension au graphisme, et son goût de la couleur, servis par une inventivité toujours active, l'amènent à se constituer un alphabet et une dialectique singulière qui le fait échapper à toute étiquette.

                LYDIA HARAMBOURG

 

 

 

Extrait de l'article paru dans

 

LA GAZETTE DROUOT

N°28 DU 17 JUILLET 2015

Exposition Voss

Exposé cet été à Saint-Malo, Royan et La Rochelle, le discret Jan Voss fait l'objet d'une nouvelle monographie

Depuis cinquante ans, le peintre n'a cessé de se réinventer en oscillant, dans ses œuvres mystérieuses et flottantes, entre figuratif et non figuratif.

 

Extrait de l'article paru dans

LE JOURNAL DES ARTS N°439/Du 3 juillet au 3 septembre 2015

 

 

L'association Centre d'arts plastiques organise une exposition sur l'artiste aux Voûtes du port.

Jan Voss,un artiste

haut en couleur

STÉPHANE DURAND

s.durand@sudouest.fr

 

Un remède contre la morosité. Les œuvres de Jan Voss ont ceci d'exceptionnel qu'elles engagent sur la voie de la gaieté et de la bonne humeur...

 

32 oeuvres à Royan

 

 "...Jan Voss a tout un langage à lui. Né à Hambourg, vivant en région parisienne et à Berlin, il est célèbre pour ses "écritures en images" auxquelles peuvent rêver des enfants autant qu'un public averti de l'art moderne et contemporain.

Le dessin, l'écriture, le pictogramme ont toujours été importants pour lui. Plutôt que des pages d'écriture, plutôt que des bandes dessinées, Jan Voss nous raconte des histoires picturales" constate Jean-Pascal Léger.

 

Extrait de l'article paru dans 

SUD OUEST VENDREDI 3 JUILLET 2015

CENTRE D'ARTS PLASTIQUES  
L'artiste Thibault Hazelzet expose du 6 février au 29 mars un travail photographique étonnant

STEPHANE DURAND

s.durand@sudouest.fr

 

Au milieu de la salle d'exposition du Centre d'Arts Plastiques de Royan trônent des sculptures. D'autres sont posées au sol un peu plus loin. En tournant la tête, ce sont cette fois des photos qui apparaissent. On dirait de véritables tableaux. Elles ont été composées et mises en scène par Thibault Hazelzet, artiste français d'origine hollandaise qui vit et travaille à Paris. S'il a étudié la peinture aux beaux arts de Versailles, puis l'histoire de l'art, c'est le travail photographique qui le fait vibrer depuis une dizaine d'années...

 

Extrait de l'article paru dans 

SUD OUEST VENDREDI 6 FEVRIER 2015

THIBAULT HAZELZET

Le faiseur de photos

Thibault Hazelzet prend des photos de ses sculptures. Photos D